Signification de la schizophrénie (Hypothèse)

Mais que signifie plus fondamentalement une telle « schizophrénie » ?
Certains avanceront l’hypothèse qu’il s’agit d’une illustration contemporaine du constat à l’origine de la théorie de la lutte des classes. L’intérêt d’une telle hypothèse est d’offrir un cadre compréhensif qui intègre et un diagnostic et un remède. Néanmoins, à y regarder de plus près, la critique marxienne (et non marxiste) est une critique morale. Le développement du champ de recherche en éthique des affaires offre une alternative à Marx, tout en préservant l’approche critique du point de vue moral et son apport positif (diagnostic et remède). A ce stade, il nous suffit d’illustrer ce point par la dichotomie entre « biens internes » et « biens externes » de MacIntyre cité par Anquetil :
« MacIntyre (a)  illustre la différence entre biens internes et biens externes en se référant à un jeu. Ainsi une personne peut avoir deux types de raison de jouer une partie d’échecs : des raisons externes au jeu, comme la perspective de gagner une somme d’argent, et des raisons qui renvoient aux « biens spécifiques au jeu » (par exemple l’« imagination stratégique ou l’intensité compétitive »). « L’excellence du travail » est l’exemple le plus évident de bien interne, mais il en existe un autre type, de portée plus étendue : le fait que la pratique puisse devenir « le bien d’un certain type de vie », qu’elle puisse s’intégrer dans les descriptions de sa propre vie.(b) »
D’autres avanceront l’hypothèse que l’écart met en exergue l’imperfection de l’instrumentation gestionnaire. L’intérêt d’une telle hypothèse est de poser un regard critique sur des dispositifs transparents ou allant de soi pour la majorité. Elle favorise un surplus d’intelligence.
Pour notre part, nous faisons l’hypothèse qu’il s’agit de l’élément le plus communément visible de l’émergence forte d’une économie de la connaissance. C’est l’hypothèse la plus ardue car elle emprunte aux 2 précédentes hypothèses. A savoir :
• Elle est critique dans ce sens où elle vise à un surplus d’intelligence.
• Elle ambitionne de poser un diagnostic et de proposer un remède.

(a) MACINTYRE, A. (1984), After virtue, Notre Dame University Press, Notre Dame, IN.
(b)  ANQUETIL, A. (2008), Qu’est-ce que l’éthique des affaires ?, Vrin, collection « Chemins Philosophiques », Paris, pp 43-44.

Je suis à la croisée du management, de la technologie et de la culture pour optimiser le travail de nature intellectuelle et rendre les organisations plus compétitives. Je me passionne pour la gestion de la connaissance, les communautés de pratique, les outils sociaux pour entreprise ("Entreprise 2.0") ainsi que la gouvernance d'entreprise dans une économie de la connaissance. La conception fonctionnelle d'outils logiciels favorisant la création, le partage de connaissances et la collaboration est un hobby. Je suis actuellement Directeur du Développement Collaboratif de la Division Opérations de L'Oréal, basé à Paris. J'étais auparavant à Singapour et Hyderabad Directeur Asie de Revevol, une société de services autour des produits Google pour entreprise, "Associate Director" de la division numérique du National Library Board , l'entité en charge des bibliothèques publiques et nationale de Singapour. J'ai aussi été consultant chez Headshift, une société de conseil et de services pour entreprises autour des technologies sociales du web (Entreprise 2.0), aujourd'hui membre de Dachis Group. Auparavant, mes activités ont porté sur la gestion de communautés et de réseaux professionnels internationaux, la conception et la mise en place d'outils de CRM, de reporting et de collaboration. J'ai aussi donné des cours dans les Mastères Spécialisés Knowledge Management et Consulting de l'EM Lyon et suis intervenu a différentes occasions aux conférences KM Singapour et KM Asie. J'ai participé comme modérateur de chapitre à l'initiative we are smarter than me. J'ai été membre du comité exécutif de l'IKMS pendant deux ans. J'ai réalisé un Doctorat en Management, alors que je travaillais à plein temps, avec le précieux et amical soutien de Claude Roche (France Telecom, auparavant à l'ENST), Jean-Claude Moisdon (CGS Mines) et Philippe Lorino (ESSEC). Lorsque je ne travaille pas, on peut me trouver voyageant avec mon sac à dos, principalement en Amérique du Sud et en Asie. Le passage de la sueur au jus de cerveau comme principal facteur de production et de performance crée des modifications fondamentales dans la manière d'enseigner et de pratiquer le management. Des sujets comme le knowledge management (KM), les communautés de pratique (CoP), les outils sociaux pour l'entreprise (Entreprise 2.0) sont ceux qui participent à la conception des nouvelles manières requises pour manager. Mais elles ne sont qu'une partie de la solution en devenir. Des sujets comme la mesure et les ratio, les comportements et l'autorité, la représentation et l'organisation du collectif, doivent être questionnées et rajeunies. Ce blog (peu actif dernièrement pour diverses raisons) essaye d'aborder l'ensemble de ces éléments que l'on peut synthétiser par "le management dans une économie de la connaissance". Il met en avant mes idées personnelles et non pas celles de mes employeurs, passés et présent.

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